27.11.2009

La journée sans immigrés

Imaginez, vous vous levez un matin, et vous avez comme une impression de ralenti ... comme une grève RATP d'avant le service minimum (enfin, ça dépend pour quelle ligne !) mais en pire parce que ça a contaminé tout le quartier !

Votre marchand de journaux préféré est fermé. Le préposé beau gosse très gentil de l'agence du Crédit Patate devant laquelle vous passez tous les matins n'est pas à son poste.

L'opticienne sympa n'a toujours pas ouvert son rideau ...

Au bureau, la standardiste est en RTT ... Et d'ailleurs, le comptable de la boîte également !

C'est ce qu'il va se passer le 1er mars 2010.

En effet, comme nous l'annonce Nicolas, ce sera la journée sans immigrés. En d'autres termes, ce jour là, les immigrés et enfants d'immigrés sont appelés à ne pas travailler et/ou à ne pas consommer afin de montrer quel est le poids de ces citoyens dans l'activité de notre pays.

Le collectif de « la journée sans immigrés » lance d'ailleurs un appel que je vous invite tous à relayer :

« Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d'immigrés, citoyens conscients de l'apport essentiel de l'immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants. Rappelons qu'un immigré est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines. Nous voulons nous réapproprier et réhabiliter ce terme devenu péjoratif par la force de l'instrumentalisation politique. »

18.11.2009

One day

16.11.2009

L'écologie, le prisme indispensable de l'action politique

J'ai eu envie de commencer cette note en disant que l'année 2009 était incontestablement celle de la prise de conscience écologiste en France. D'abord, parce que succès incontestable d'Europe Ecologie aux élections européennes de juin montre que nos concitoyens ont compris l'urgence à agir pour la préservation de la planète.

Mais de suite, je me suis souvenue des levés de bouclier envers la taxe carbone, je me suis souvenue aussi des sarcasmes à la sortie du film de Nicolas Hulot, « le syndrome du Titanic ».

Ainsi, dans une de ses chroniques, Stéphane Guillon, avait taillé (j'ai cherché un autre mot, j'ai pas trouver) le film, qualifiant Hulot de « rabat-joie ».

La sortie du film a également été l'occasion pour Claude Allègre d'en remettre une couche sur ses insultes envers Hulot ... jusque là tout est normal ! 

Mais, même si j'ai été agacée par l'attaque de Guillon, et même par celle d'Allègre, même si cette dernière n'est pas du tout surprenante, celle qui est la plus déstabilisante et surprenante, vient du ... Mouvement Démocrate !

Alors, oui, il y a beau y avoir beaucoup d'écologistes en son sein (que la prise de conscience soit ancienne ou récente, peu importe), ses deux seuls leaders ... euhhhh ... deux de ses principaux leaders, en l'occurrence Marielle de Sarnez et François Bayrou, ont, chacun leur tour, relativisé l'importance de l'écologie.

Les deux estimant que l'écologie ne réglaient pas tout :

http://www.lesindiscrets.com/article-5700-l-ecologie-ne-r...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/10/01011-200910...

Alors certes, ils ont raison, le problème des banlieues, par exemple, ne peut se résoudre par l'écologie seule ... Ni celui des finances publiques. Ni celui des retraites. Ni celui de l'Education. Mais quand on a dit cela on a rien dit, tellement c'est une évidence !

Ce que les dirigeants du Mouvement Démocrate ne disent pas et ce que j'aurai aimé entendre de leur part, au-delà de leur souhait de faire une alliance avec Europe Ecologie, c'est qu'ils disent que la situation écologique de la planète est si inquiétante, si préoccupante, si vitale, que toute l'action politique ne peut plus être envisagée sans que soit prise en compte l'urgence environnementale.

Ce qu'il faut dire c'est que l'action politique doit être complètement remise en perspective en vue de la prise en compte de cette urgence.

En 2007, nous disions aux français que nous ne pouvions laissé à nos enfants et petits-enfants le cadeau empoisonné du déficit des finances publiques.

En 2009, il serait temps que nous leur disions qu'on ne peut plus se permettre de laisser à nos enfants une planète mourante.

02.10.2009

Voulons-nous encore des services publics ?

Ce samedi 3 octobre a lieu une votation pour se prononcer sur le projet de loi qui prévoit la transformation de La Poste en société anonyme, lui permettant ainsi d'ouvrir son capital, comme France Telecom, comme EDF, comme GDF ...Mais La Poste ne sera pas privatisée promet le gouvernement !

Si je me souviens bien, c'est ce qui avait été promis pour GDF par le ministre de l'Economie de l'époque ...



Enfin, moi je dis ça, je dis rien ... je ne souhaite que croire la ministre de l'Economie actuelle !

Parce que la question qui se pose véritablement aux usagers (clients ?) de La Poste, c'est l'avenir même de l'entreprise et au-delà du service public de distribution du courrier.

Selon moi, permettre à chacun de recevoir le courrier est un droit fondamental, que la collectivité doit être en mesure d'assurer, car derrière cette question, c'est la notion d'égal accès à l'information et la communication qui se joue.

La privatisation vers laquelle on s'engage ne permettra en rien de garantir ce droit fondamental.

Pour s'en convaincre, il suffit d'analyser les situations des Etats européens qui ont déjà privatisé le service du courrier :

- privatisée en 1999, la poste britannique va être renationalisée après avoir fermé plus de 2000 bureaux de poste

- en Espagne, Correos a supprimé la distribution du courrier en zone rurale

- en Suède, le prix du timbre a augmenté de 90% en 10 ans et près de la moitié des bureaux de poste ont fermé

Derrière ce projet de loi se joue également la question de la définition même du service public, c'est-à-dire qu'estime-t-on de si fondamental à l'épanouissement de la personne, quelqu'elle soit et quelque soit son lieu de résidence, que la collectivité doive lui garantir ?

Si je choisis de m'installer en zone rurale, pourquoi ne pourrais-je pas recevoir mon courrier normalement ?

Et si le « vrai » libéralisme serait de permettre à chacun de s'établir librement où il le souhaite tout en lui garantissant un accès à ses besoins fondamentaux de communication, de circulation, d'éducation, etc. ?

Le 3 octobre, je voterai donc contre la privatisation de la Poste !

30.09.2009

Pour en finir avec la classe moyenne

Grâce à Hypos, je viens de découvrir un blog qui décape bien comme il faut : Les jours et l'ennui de Seb Musset.

Pour vous mettre en appétit, allez lire sa note intitulée "Pour en finir avec la classe moyenne", qui dit brillamment combien la société de la consommation va dans le mur en klaxonnant.

Morceau choisi :

"Ne lui sert pas ta résignation sur un plateau. Casse le règne de l'objet et redonne de la valeur à ta vie. Identifie ceux qui ont les mêmes intérêts que toi. Ensemble, à chaque abus, que vos voix fassent trembler ceux qui n'ont aucune raison d'arrêter tant que tu te tais, ceux qui ont tout a gagné à t'isoler avec tes désirs en tube de tabourets et de 207 à vivres teintées. Toi, tu peux encore regretter un monde perdu, imagine ce que sera celui de tes enfants s'ils n'ont pour exemple que ta soumission et la pauvreté de tes ambitions."

 

République des blogs

REPRetour de mon blog, retour de la République des blogs :o)

J'y serai ce soir, j'espère vous y voir !

28.09.2009

Tout cela est tout à fait ordinaire

C'est une telle banalité qu'on appelle ça du "racisme ordinaire", tellement commun qu'on se demande si on va le relever.

C'est du même tonneau qu'Hortefeux ... pas pire, pas mieux que ce qu'a entendu une personne de ma famille (dont les parents sont arrivés d'Afrique de l'Ouest) de la bouche d'une dermatologue qui la voyait arriver "Mais elle parle français ?" J'aurai bien voulu être là pour lui sortir un bon gros "oui connasse, elle parle si bien français qu'elle l'enseigne".

Mais ne pas le relever c'est déjà l'accepter et merde à ceux qui qualifieront ma note de politiquement correct.

23.09.2009

La chaîne, dis moi comment tu lis ?

Encouragée par Florent, je saisis au vol la chaîne de la lecture. Reprend qui veut.

1 - Plutôt corné ou marque page ?

Marque page sans aucun doute ... même si ça m'arrive de temps en temps d'écorner un bouquin, je m'en veux et je pense à ce que dit mon père : « un livre, il faut y tenir comme à la prunelle de tes yeux »

2 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oui ! Et même plusieurs.

Les derniers : « Sens et non sens de la révolte », « Les yeux jaunes des crocodiles » et «La Fayette ». J'ai entamé le premier, dévoré le deuxième et pas encore ouvert le troisième.

3 - Lis-tu dans ton bain ?

Quand je prends un bain, c'est-à-dire une fois tous les 36 du mois, oui ça peut m'arriver.

4 - As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oui, un livre à deux mains d'ailleurs. 

5 - Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

Pas grand-chose. 

6 - As-tu un livre culte ?

Pas vraiment. Sans qu'ils soient cultes, j'ai lu plusieurs fois les livres de Frédéric BEIGBEDER, notamment « L'amour dure trois ans ». 

7 - Rencontrer ou non l'auteur du livre ?

Pour des romans, pas sûr. Pour des essais politiques, avec grand plaisir. 

8 - Aimes-tu parler de tes lectures ?

Oui et j'ai même un ami pour chaque type de lecture ;-) 

9 - Comment choisis-tu tes livres ?

Le feeling 

10 - Aimes-tu relire ?

Oui. Cf. question 6

 11 - Une lecture inavouable ?

Voici, Cosmopolitan, Elle, environ tous les 3 mois quand je prends le TGV.

Et aussi L'Equipe ou France Football, que je pique à/aux homme(s) de mon entourage. 

12 - Des endroits préférés pour lire ?

Quand je suis captivée, je peux lire absolument n'importe où, même en marchant.

Mais j'ai une préférence pour la position horizontale, le mieux : dans un hamac par un doux après-midi ensoleillé. 

13 - Un livre idéal serait pour toi ?

Complètement d'accord avec Florent, un livre sans fin. 

14- Lire et manger ?

Sans problème !  

15 - Lecture en silence, en musique, peu importe ?

Tout dépend de la lecture en question. S'il s'agit d'une lecture qui demande une attention particulière, le silence ou une musique douce. Sinon, peu importe.

16 - Le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu'au bout ?

Non, je le laisse dans un coin, quitte à le reprendre des mois ou des années plus tard. 

17 - L'auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?

Ceux que je ne connais pas ... encore. 

18 - Ton livre de chevet tout de suite ?

« Sens et non sens de la révolte » et, forcément,  « la méthode simple pour en finir avec la cigarette ».

22.09.2009

T'étais où en 1989 ?

Suite à un billet de Juan, qui rebondit sur un autre de Trublyonne, moi aussi je réponds à la question.

En 1989, j'avais 8 ans. Mes quelques souvenirs de cette année-là c'est surtout la fête de l'école en juin où nous étions tous déguisés en petits révolutionnaires pour fêter le bicentenaire de la Révolution Française ... l'occasion d'apprendre, sans forcément tout comprendre, la Carmagnole que nous avions dansée et chantée avec ma classe de CE2.

Quant au 9 novembre, je n'ai pas de souvenir très précis, je me souviens vaguement d'un monsieur qui jouait du violon, bien après j'ai su qu'il s'agissait d'un certain Rostropovitch. En tout cas, je savais que c'était un évènement incroyable à voir la tête des adultes.

Ce n'est que bien plus tard, quand j'ai appris l'allemand, que je me suis intéressée à ce pays et à son histoire, que j'ai visité Berlin, plusieurs fois, avec un plaisir constant.

 

21.09.2009

J'écris toujours !

Oui, oui, me revoilà !

Je ne sais encore à quelle fréquence, mais j'ai bien envie de faire revivre mon blog ... différemment, certainement.

Pour faire patienter le peu de lecteurs qu'il me reste, sachez que j'écris toujours sur Générations Engagées !

A très vite !

P.S. : le thème est provisoire, j'attends que le centro-gauchiste me servant d'ami-avec-qui-c'est-si-bon-de-refaire-le-monde-les-gens-les-relations-humaines me fasse une belle bannière :)

03.04.2009

Mobilisons-nous pour Gregory Perrin !

perrin1-164x300.jpgGregory Perrin, qui a été candidat démocrate aux législatives de 2007 à Paris, se retrouve bien malgré lui au cœur d’une sombre affaire.

En effet, Grégory est tétraplégique et doit subir des soins lourds à son domicile, quotidiennement. Ces soins lui sont prodigués par les services de l’Hospitalisation à Domicile (HAD) de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris. Or, ces services refusent, pour des raisons essentiellement administratives, d’utiliser le « lève-personne » dont il dispose à son domicile. À sa place, ils utilisent un autre appareil de levage qui fait atrocement souffrir notre ami (lequel n’hésite pas à qualifier ce traitement d’inhumain, voire de torture). S’obstinant dans leur refus, les responsables des services lui ont fait savoir qu’il devrait soit accepter d’utiliser leur appareil, soit recourir à des services privés. Bien évidemment, ces services privés sont extrêmement coûteux et difficiles à trouver dans le XI è arrondissement de Paris.

C’est un véritable scandale !

Grégory est de ses personnes qui ont toujours refusé de se résigner. Comme il l’expliquait dans son livre Debout !, Grégory a toujours voulu continuer à mener une vie active, au cœur de la société, malgré son handicap. Ainsi, il travaille dans la Salle des marchés du Groupe Calyon. Et nous connaissons son engagement politique, témoin de son grand intérêt pour chacun au cœur de la société.

C’est là que le bas blesse. Car sa volonté ne suffit pas. Et si l’HAD s’obstine à lui refuser les soins – ce qui est inadmissible – pour une raison aussi ubuesque (administration versus traitement inhumain), Grégory ne pourra bientôt plus travailler.

C’est pourquoi nous devons nous mobiliser pour lui ! Faisons connaître son combat ! Faisons du bruit !

Et faisons surtout tout ce qui est en notre pouvoir pour l’aider à atteindre son but : être soigné dans le respect de sa dignité, pour qu’il puisse continuer à mener la vie active qu’il a toujours souhaité poursuivre !

Rejoignez la cause facebook

16.03.2009

La nuit je mens ...

11.03.2009

Je suis une pirate !

09.03.2009

Aux catholiques révoltés de la position du Vatican : soyez catholiques, dites non à Benoît XVI ! (par Etienne Riot)

Il y a des commentaires qui méritent d'être une note !

Celui de mon ami Etienne en fait parti et c'est avec grand plaisir que je le publie ici.

 

 

Maintenant il va falloir sérieusement commencer à se calmer.
Et vite.
La coupe est plus que pleine.

Benoît XVI est un imposteur de première. Comme le titrait l'excellent "Témoignage Chrétien" lorsqu'il est devenu Pape, il est un véritable "effroi" pour l'Eglise catholique.

J'ai toujours respecté avec beaucoup de considération les anti-ivg quand bien même je les combattrai toute ma vie s'il le faut.
Dans cette affaire, je trouve la position du Vatican ignoble et profondément insultante pour la personne, mais au-delà pour les catholiques du monde entier.

Les petits légitimistes grégaires qui essaient tant bien que mal de défendre le Cardinal ratzinger, le pape-imposteur, sont obligés de faire des contorsions dignes de partisans de Staline de la belle époque: vous êtes absurdes, profondément absurdes.

Et oui mes petits chéris, vous êtes ridicules dans votre tentative de dépeindre le réalisme catholique merveilleux de la foi chrétienne véritable comme d'autres peignaient le réalisme soviétique nous faisant croire à l'abondance alors qu'il y avait disette.

Je passerai outre les arguments abjectes que j'ai pu lire sur le fait de poser la question du mal relatif entre être violée depuis plusieurs années, accoucher à 9 ans, avorter à 9 ans, passons tellement il y a une profonde impudeur dans ces raisonnements. Ne pas considérer la sphère privée de la sphère publique, oser penser que le faisceau religieux ne connaît ni limite, ni réserves, promouvoir sa transcendance au delà des drames, sans aucune mais strictement aucune considération pour la contingence privée est profondément abjecte.
Je ne juge pas la situation de cette enfant de 9 ans. Comme nous tous, je n'en connais que les tenants et aboutissants glanés ça et là dans les médias. Je dis juste ceci: que l'Eglise ose se croire supérieure à la contingence, puisse se poser en donneuse de leçon comme si elle était au centre de la sphère privée est plus qu'inquiétant.

Je veux simplement dire aux catholiques qui en ont marre et plus que marre: voilà où nous conduit l'opus dei.
Renvoyez vos certificats de baptême.

L'espoir qui vous porte, les valeurs qui vous ont construites, la spiritualité est en vous, pas dans les propos de la clique du vatican qui chaque jour blesse et meurtrit dans la honte la foi chrétienne des catholiques.

Osez dire non à cette hiérarchie abjecte et intolérante.

Le message chrétien est en vous, en vous, dans vos choix et pas dans les paroles des fous de dieu de l'opus dei qui détruisent l'Eglise peu à peu.

N'oubliez pas le sort qu'a réservé l'église aux prêtres ouvriers, n'oubliez pas que des catholiques se sont élevés contre d'autres catholiques, au Chili, en Espagne, parce que la voix chrétienne catholique doit admettre la multitude.

Les intégristes ultraconservateurs de tout poil peuvent bien tenter de parler plus fort, de nous assommer d'arguments théologiques, de rhétoriques douteuses. Mais faites gaffe, vous ne mesurez pas les conséquences de vos provocations.

Haut le coeur ... et si je me faisais débaptiser ?

amen.jpgSans doute avez-vous eu vent de l'histoire absolument terrifiante de cette petite fille brésilienne, âgée de 9 ans, violée par son beau-père et qui était tombée enceinte de jumeaux.

L'Eglise, par le biais de Monseigneur Re, archevêque de Recife et président de la Commission pontificale pour l'Amérique Latine, n'a rien trouvé de mieux que d'excommunier la fillette et sa mère, estimant "le viol moins grave que l'avortement".

Moi qui suis baptisée et confirmée, c'est un immense dégoût qui m'a envahit. Après les inepties sur la lutte contre le sida, les atrocités pédophiles couvertes trop longtemps par l'Eglise, le retour en grâce d'un évêque négationniste, la coupe est pleine en quelque sorte.

Et je pense très sérieusement à me faire débaptiser. Parce que c'est ,à titre personnel, le seul moyen que je puisse utiliser pour montrer que je n'en peux plus de ces prêcheurs de tous poils qui propagent l'horreur au nom d'un soit-disant Bien agissant contre un soit-disant Mal.

08.03.2009

Journée de la femme

26.02.2009

APPEL HADOPI : Black out du net français

 

HADOPI - Le Net en France : black-out

Grand Paris, l'arlésienne ou un futur proche ?

Décidément, je ne me lasse pas de ce rapport Balladur qui a au moins le mérite d'ouvrir le débat de la réforme des territoires.

Ainsi, concernant ma région d'adoption, voilà que celui-ci nous propose la création d'une collectivité territoriale spécifique regroupant les 143 communes (Paris, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne) sous la bannière « Grand Paris ».

Géographiquement, ce serait revenir au département de la Seine, supprimé le 1er janvier 1968. Ce que Jean-Paul Huchon, président de la Région Ile de France n'a pu s'empêcher de stigmatiser en qualifiant la proposition de « ringarde ».

C'est un peu faible comme argument pour le moment. Ce n'est pas parce que c'est une vieille idée que c'est ringard. Mais passons.

Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë s'est lui aussi opposé à la proposition Balladur qu'il juge significatif d'une « démarche un peu brutale, imposée d'en haut » et qui « devrait au contraire, s'appuyer sur le travail déjà accompli par les élus depuis plus de trois ans, au sein de Paris Métropole ».

Pour ceux qui ne le savaient pas, et à mon avis, ils sont nombreux, « Paris Métropole » est un syndicat mixte ouvert qui regroupe la ville de Paris, 54 communes d'Ile de France, 15 EPCI, 5 Conseils généraux et le Conseil Régional d'Ile de France.

Je ne sais pas à quoi fait référence Bertrand Delanoë quand il parle de « travail déjà accompli ». Peut-être l'arrivée des Velib à Puteaux ?

C'est vrai qu'entre un syndicat mixte ouvert qui n'a pour compétence que celles que les collectivités membres veulent bien lui donner et la structure envisagée par le comité Balladur, il y a un pas que les élus ne souhaitent pas franchir.

Ainsi, la collectivité « Grand Paris », telle que la voit le rapport, se verrait attribuer les compétences des départements et des intercommunalités qui seraient supprimés.

Mais le pas n'est pas insurmontable puisque les communes subsisteraient et surtout garderaient leurs ressources fiscales propres. (A mon avis, la vraie révolution serait bien de permettre une vraie péréquation en n'optant pas pour cette dernière solution.)

A lire ces levers de bouclier, on perçoit bien la volonté des potentats locaux que sont Huchon et Delanoë de conserver leurs prérogatives.

Et pourtant il y a urgence. L'agglomération parisienne est loin d'être à la hauteur de ces équivalents européens, en particulier en terme de déplacements. Imaginez, Berlin s'étale sur environ 900 km², ce qui serait, grosso modo, le territoire du Grand Paris.

Pour vous déplacer à Berlin de Tempelhof (aéroport du sud de Berlin) à Ostkreuz, vous avez une ligne de S-Bahn (équivalent d'un RER circulaire) qui permet de vous y rendre en 30 min sans prendre de correspondance.

Essayez maintenant, en région parisienne de vous déplacer d'Orly à Val de Fontenay ... vous mettrez près d'une heure avec de la chance et surtout vous prendrez un bus, un métro et une ligne de RER.

 

Dans ces conditions, je ne peux que souscrire aux propos d'Edouard Balladur lorsqu'il dit « faisons un référendum en Ile-de-France et demandons à ses habitants s'ils sont satisfaits des transports, du logement, de l'urbanisme ». Et je ne vois pas comment Messieurs Huchon et Delanoë pourront continuer à nier l'évidence de l'ultra nécessité d'un Grand Paris fort et identifié.

25.02.2009

44 = BZH ?

Note également publiée sur Générations Engagées

545px-Blason_Nantes_svg.pngA en croire Le Télégramme, nous n’en sommes qu’aux rumeurs, aux offs. Mais déjà Libération nous dessine la carte des nouvelles Régions françaises.

Outre l’éclatement de la Région Poitou-Charentes, la création du Grand Paris, la fusion des départements alsaciens, une proposition de réforme fait déjà polémique et intéresse la nantaise de cœur que je suis restée : faire de Nantes une des 8 métropoles mais surtout rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne.

C’est en tout cas ce que souhaiterait Edouard Balladur, qui remettra son rapport au Président de la République début mars prochain.

Avant d’évoquer les arguments des uns et des autres sur le sujet, un bref rappel historique.

C’est à un décret de Vichy (1941) que l’on doit le rattachement de la Loire-Inférieure à la région d’Angers et non de Rennes. Ce décret, qui avait pour but de créer des « régions économiques » a été confirmé en 1955 quand les 22 régions métropolitaines, telles que nous les connaissons aujourd’hui, ont été créées.

Cette décision justifiée par des raisons économiques, d’aménagement du territoire, ne tenait en aucun cas compte de considérations historiques et culturelles.

Promenez-vous dans le département, à Guérande, à Guémené Penfao, sur la côte sauvage, à Nantes où vous pourrez visiter le « château des Ducs de Bretagne » (ça ne s’invente pas !), et vous comprendrez que vous êtes bien en Bretagne.

Bien sûr, passée la Loire, c’est plus délicat. Les tuiles remplacent l’ardoise du Nord-Loire, le granit brille par son absence et la plupart des habitants ne se sentent pas « bretons ».

Mais ne dit-on pas que les marches de la Bretagne commencent à Clisson ?

C’est sur cette base que bon nombre d’associations, de groupements et partis politiques (UDB, Les Verts, la LCR, l’UDF) se sont prononcés par le passé pour une réunification. Outre les inscriptions fréquentes « 44=BzH », le militantisme s’est au fur et à mesure manifesté de diverses manières :

- signature par 4 200 élus des 5 départements de la Charte des élus pour la réunification
- lettre des Juristes de Bretagne demandant la réunification au Président de la République
- création par des entreprises des 5 départements de l’association « Produits en Bretagne »
- création d’une commission mixte de coopération entre le conseil général de Loire-Atlantique et le conseil régional de Bretagne

C’est dans cet esprit que des personnalités « bretonnes » ont lancé un appel le 10 février dernier et qu’a été publié le 19 février celui de parlementaires des 5 départements :


« Nous, parlementaires bretons signataires de cette déclaration commune, souhaitons que soit enclenché sans tarder le processus démocratique de réunification de la Bretagne, pour des raisons historiques, culturelles, économiques et sociales. »


Pour ma part, j’ai longtemps considéré que malgré l’héritage breton indéniable, Nantes et par extension la Loire-Atlantique restait un carrefour entre l’Anjou, la Vendée et la Bretagne.

Par ailleurs, mon pragmatisme me faisait penser que nous avions bien d’autres chats à fouetter que de se préoccuper de considérations culturelles.

Mais s’agit-il essentiellement de considérations culturelles ? Si on se penche sur le découpage opéré en 1955, on note qu’il existe bien des régions qui ont été créées de toutes pièces (la Région Centre qui va de Dreux à Issoudun ; la Normandie coupée en deux ; les Pays de la Loire qui mêlent bocage vendéen et Alpes mancelles …), au nom du sacro-saint « aménagement du territoire » républicain qui niait toute identité culturelle, historique et agrégeait des territoires qui n’avaient aucun ou peu d’intérêts économiques communs.

Alors aujourd’hui, la majorité des opposants au redécoupage proposé par le comité Balladur, utilise l’argument du « on n’a pas que ça à faire ! », tel Jean Arthuis, sénateur centriste et président du conseil général de Mayenne, qui balaye d’un revers de la main des considérations identitaires et culturelles si fortes qu’elle perdure 54 ans après le « détachement administratif » : 

« Je trouve byzantins ces exercices de redécoupage administratif. Je suis davantage préoccupé aujourd'hui par la situation de l'emploi et la compétitivité de nos entreprises. Je laisse à d'autres ces questions sur le sexe des anges. » (Ouest-France du 18 février 2009

Mais ne serait-ce pas nier la volonté des habitants de Loire-Atlantique ? Notons ici qu’une forte proportion d'habitants de la Loire-Atlantique souhaite son rattachement à la région Bretagne (67 % selon le sondage effectué par le conseil général en 2006 - Sondage IFOP auprès de 1176 personnes en Loire Atlantique. "Question: Etes-vous favorable à la réunification du département de la Loire-Atlantique à la région Bretagne?").

Finalement, je rejoins assez la position de Patrick Mareschal, président socialiste du conseil général de Loire-Atlantique :

« Le redécoupage régional ? Pas urgent ? Cela fait trente ans que j'entends la même chose : ce n'est jamais le moment ! La conjoncture est difficile, certes. Mais cela n'implique pas de renoncer à tout projet d'avenir. D'autant qu'en période de crise, les ressorts psychologiques sont importants, et que la formation de régions cohérentes, avec une vraie identité, peut être un facteur de mobilisation des énergies. »

Et je proposerai, comme le sous-entend l’appel des parlementaires cité plus haut et comme l’avait évoqué François Bayrou durant la campagne présidentielle, d’organiser un référendum sur le sujet … même si, il faut bien le reconnaître, ce n’est sans doute pas pour tout de suite !
D’abord parce que le rapport propose la réalisation de ces réformes à l’horizon 2014 et qu’ensuite, pour ce qui concerne plus spécifiquement la Loire-Atlantique, parce que le Premier Ministre actuel s’était toujours opposé à la question lorsqu’il était … président de la Région « Pays de la Loire » !

Bouhhh, j'ai peur

trouvé chez Barrejadis

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