17.03.2008

Le MoDem à Paris doit tirer les leçons de ses échecs

Je voudrais bien faire une note argumentée et détaillée, là, maintenant, sur les élections municipales pour vous faire part de mon analyse mais je n'ai pas le temps malheureusement.

Pour autant, je ne vais pas me priver de vous faire part d'une ébauche d'analyse sur la situation du Mouvement Démocrate parisien.

Tout d'abord un petit rappel historique.  En octobre-novembre dernier, quand nous faisions part de notre souhait d'organiser des primaires pour désigner les têtes de liste, j'avais eu l'occasion de dire à Marielle de Sarnez en réunion de section du 14ème au 133 bis (du temps où c'était encore ma section), et au café démocrate à l'Imprévu, 2 choses qui me semblaient essentielles pour lancer la campagne à Paris :

(1) Les militants devaient être associés, par une consultation, à la constitution des listes

(2) Etant donné le scrutin ultra majoritaire de cette élection, la stratégie pour le 2nd tour (et donc pour avoir des élus) devait être claire et collective, quelque soit la décision prise

Je ne reviendrais pas sur le point n°1 mais tout ce que je peux dire c'est que la commission d'investiture ne fut pas des plus satisfaisantes du seul fait du mode de désignation obscur de ses membres.

Quant au point n°2, c'est là que le bât blesse : le MoDem parisien aurait dû dire plus tôt et de vive voix, ce qu'il souhaitait : soit une alliance claire et franche avec l'un ou l'autre sur la base d'un programme commun, soit l'indépendance.

Mais cet entre-deux, ce ventre-mou dans lequel nous sommes restés cantonnés, "des partenariats nouveaux", avant le 1er tour puis au 2nd tour, une indépendance forcée par le refus de Bertrand Delanoë, n'a pas éclairé les électeurs sur nos intentions.

Nous avons finalement fait le jeu de Bertrand Delanoë en faisant dépendre de son bon vouloir l'existence de notre voix au Conseil de Paris.

Aujourd'hui, c'est un fait, n'ayant plus de groupe au Conseil de Paris, le MoDem parisien n'existe plus politiquement. 

 

 

Alors oui, tirons les leçons de cet échec pour que notre mouvement vive à Paris et dans le reste de la France.

 

Bâtissons un projet solide,

Renouvellons nos pratiques,

Jouons la collectif,

Faisons nous confiance.

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Commentaires

Entièrement d'accord avec toi MIP.
Le plus important est à venir. Il faut implanter nos idées (que nous avons nombreuses et originales, tout ceux qui ont travaillé sur les programmes le savent) dans l'inconscient collectif.
Nous devons mailler le terrain. Nous montrer audacieux, originaux et actifs.

C'est un challenge stimulant et c'est ce pour quoi les nouveaux adhérents sont venu à la base : pour changer les choses. Agir.

Alors agissons.

Ecrit par : fabryce67 | 17.03.2008

hum... vu ce que coûte un(e) élu(e), une campagne, et vu ce que ça rapporte, ne serait t'il pas plutôt temps de faire des économies sur ce poste ?
D'autres éléments de réponse à ta proposition derrière le lien. Cette interview date d'il y a 18 mois environ, je ne vois pas pourquoi les réponses données à l'époque changeraient maintenant !

Ecrit par : FVZ | 17.03.2008

hm.. je rajouterais bien un point à tes 4 propositions : "arrêtons d'être naïfs".

Ecrit par : marie laure | 17.03.2008

Je pense personnellement que c'est l'ensemble de la stratégie d'alliance du MoDem qui doit être revue. Mais pour cela, il faudrait d'abord définir une ligne politique claire et affiner le projet de société. Il y a beaucoup de travail à faire, et j'ai l'impression que rien n'avance en ce sens...

Paris est cependant peut-être un cas particulier, dans la mesure où vu la faiblesse de l'opposition, B. Delanoë n'avait probablement pas réellement besoin des voix du MoDem.

Ecrit par : JF le démocrate | 17.03.2008

MIP, faut qu'on parle, j'ai des idées à te soumettre. bises!

Ecrit par : guillaumeD | 18.03.2008

@mip : beau travail, gros bisous virginie

Ecrit par : virginie v | 18.03.2008

J'attends avec impatience l'analyse d'une militante engagée mais "objective" !

Deux remarques :
(1) le scrutin à Paris n'est pas "ultra majoritaire" - on peut avoir des élus même en cas de défaite, il suffit d'avoir des électeurs, ne mélangeons les causes et les effets !
(2) regardez un peu l'Histoire - Lecanuet en 1965 presque le même discours que Bayrou - Giscard en 1975, "deux français sur trois" ! - deux échecs.

Et puis arrêtez cette dévotion au Chef qui n'est qu'un chef aux petits pieds !

Bon courage

Ecrit par : Didier | 18.03.2008

Merci Didier et ravie d'avoir fait connaissance vendredi.

Petites remarques :
- l'électorat existe mais pas encore suffisamment, l'alliance est donc nécessaire pour ce type de scrutin
- c'est un scrutin ultra majoritaire : celui qui fait 50% des voix remporte 75% des sièges
- ce n'est pas sur ce blog que tu liras la dévotion au chef, loin de là ! Et les dévôts sont d'ailleurs de moins en moins nombreux au modem

Ecrit par : MIP | 18.03.2008

C'est dommage pour vous, Delanoë avait pourtant fait qqs petits appels du pied bien avant le premier tour, il avait retenté qqs fois, risquant de se mettre à dos pas mal de ses sympathisants, c'était un geste de reconnaissance de sa part à l'égard du Modem. Malheureusement de Sarnez a vraiment merdé stratégiquement, s'est retrouvé dans l'impasse. Maintenant les choses vont être bcp plus difficile pour le Modem afin d'exister sur Paris...

Ecrit par : Timothée | 18.03.2008

à Didier.

Je rejoins MIP sur le fait que s'il existe un parti qui ne pratique pas la dévotion au chef c'est bien le MoDem. Parce que nous sommes majoritairement nouveaux en politique et que si nous ne nous étions pas impliqué avant c'était justement à cause de cette dévotion des militants pour leur candidat.
Nous suivons en gardant les yeux ouverts et sommes sans pitié quand il y a dérive.

Je voulais plus particulièrement rebondir sur ton 2e point. On s'en fout de Lecanuet, Giscard et consors ! Je n'étais pas né en 65 (pas de beaucoup soit) et la plupart des adhérents du MoDem non plus. Comment comparer une situation qui date de 43 ans avec la notre ? Rien n'était pareil à commencer par la société en elle-même. Les mœurs étaient différentes, les préoccupations étaient différentes. l'économie aussi, ...

Même chose pour 75 (là j'étais né). Comparer la société de 75 avec celle de 2008 n'apporte rien. À part des arguments pour enterrer ce qui fait l'essence même du MoDem, ce refus du clivage et la mise en avant de l'intelligence personnelle au détriment du dogmatisme politique.

À ce compte-là pourquoi sommes nous en république ? Après tout ce fut un échec au moins 3 fois (je ne compte pas le passage de la Ive à la Ve). On aurait jamais du recommencer.

Ce n'est pas la même chose ? on ne peut pas comparer ? Précisément.

Ecrit par : fabryce67 | 18.03.2008

à MIP : je reconnais une incertaine injustice de ma part à critiquer ce culte du chef sur le blog d'une personne dont j'ai bien senti qu'elle ne le pratiquait pas ! Mais je suis frappé par le comportement des militants MoDem, par cette fascination "moderne" pour un personnage, par le déficit de démocratie inbterne pratiqué par les "chefs" et dénoncé sur ce blog même.

Il me semble que par ailleurs l'électorat MoDem, si il existe, est assez "aléatoire" et en tout cas pas assez nombreux encore.

J'appelle scrutin ultra majoritaire celui que ne laisse pas de place à l'opposition : 50% + une voix et j'empoche tout, ce qui n'est pas le cas pour l'élection municipale à Paris. Bon, ne nous fachons pas sur ce point de détail.

à fabrice67 : ce que je veux dire c'est que les mêmes causes reproduisent inéluctablement les mêmes effets. Je sais bien que les jeunes générations ne veulent pas entendre les conseils des plus anciens. Cela me parait très sain d'ailleurs mais étudier ces cas de figures peut permettre d'éviter quelques erreurs. L'Histoire de la France nous dit clairement qu'il n'y a jamais eu de force politique au centre en position de pouvoir, voilà ce que je veux dire et voilà ce que le MoDem devrait intégrer.

Ecrit par : Didier | 18.03.2008

à Didier.
il n'y a jamais encore eu de force politique au centre en position de pouvoir, voilà ce qu'il faut dire alors. Ce n'est pas parce que ça n'a jamais été fait que ça ne se produira jamais.

Quand la gauche capitule devant l'économie de marché et la droite appelle à la solidarité où est la cohérence ?
Jamais les lignes n'ont été aussi floues. Alors pourquoi ne pas les supprimer pour travailler ensemble ?

On nous demande de nous positionner mais le demande-t-on à un adhérent UMP ou un adhérent PS ? Il y a quasiment autant de courants politiques chez eux que de responsables politiques. Interroge 2 UMP (ou 2 PS) et tu obtiendras 2 versions différentes. Interroge 2 MoDem et tu verras que nous avons tous les mêmes valeurs, les mêmes idées majeures. Et ce n'est pas du à un martèlement de nos idées tu en conviendras.
Nous sommes venus avec nos valeurs et nous avons trouvé des personnes qui les partageaient naturellement. C'est notre force et ça ne s'est jamais vu jusqu'alors. Lorsque nous avancerons de façon efficace (et nous y travaillons dès maintenant) nous pourrons réaliser ce que nos glorieux anciens n'ont pas réussi.

utopique ? optimiste ? nous verrons mais en tout cas nous le tenterons

Ecrit par : fabryce67 | 18.03.2008

ce que je reproche le plus, c'est cette improvisation ... depuis la création du Modem, qu'on aurait pu espérer réfléchie, on a le sentiment en fait que tout est impulsif... je vois mal comment ne pas se casser la figure dans ces conditions ! ... j'insiste, mais à quand de vrais statuts, une vraie ligne, une vraie discipline ??? pour ma part je refuse de m'investir davantage tant que tout ceci ne sera pas remis à plat !

Ecrit par : Mirabelle | 19.03.2008

Il faut réorganiser le modem et le discipliner démocratiquement. Si non on va devenir comme les verts et alors les umps ont réussi leur coup.
Je ne suis pas fan de FB mais je pense que pour le moment on n'a pas mieux.
Il faut absolument et vite organiser les fédérations élire les représentants et améliorer toute le structure du parti.
Choisir de tètes nouvelles on gagne en crédibilité. Organiser la com. on est un peu à l’ abri de dérapages et de décisions hasardeuses.
Il faut attentionner Bayrou que les militants attend et que le susses du parti n'est pas possible sans eux.
Si Bayrou veut réussir il faut qu’il change son façon de réagir stil UDF.

Ecrit par : simbad | 19.03.2008

Etre démocrate aujourd'hui tout en gouvernant efficacement et justement: c'est possible avec le collectif Ensemble maintenant!

A très bientôt pour la présentation d'un nouveau projet politique et
organisationnel pour la Fédération de Paris!

Ensemble, Maintenant!
Pour un renouveau démocrate.

"Au sein de cet environnement instable et turbulent, un seul élément reste constant: le changement." Dalaï-Lama

Ecrit par : Ensemble, Maintenant! | 25.03.2008

mais qui es tu cher nouveau visiteur ? :-)

Ecrit par : MIP | 26.03.2008

"Le seul mauvais choix est l’absence de choix.
"
Amélie Nothomb

Ensemble, Maintenant!
Pour un renouveau démocrate.

Ecrit par : Ensemble, Maintenant! | 27.03.2008

@ Ensemble, Maintenant !
Certes

Mais encore ?

Ecrit par : MIP | 27.03.2008

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