27.11.2009

La journée sans immigrés

Imaginez, vous vous levez un matin, et vous avez comme une impression de ralenti ... comme une grève RATP d'avant le service minimum (enfin, ça dépend pour quelle ligne !) mais en pire parce que ça a contaminé tout le quartier !

Votre marchand de journaux préféré est fermé. Le préposé beau gosse très gentil de l'agence du Crédit Patate devant laquelle vous passez tous les matins n'est pas à son poste.

L'opticienne sympa n'a toujours pas ouvert son rideau ...

Au bureau, la standardiste est en RTT ... Et d'ailleurs, le comptable de la boîte également !

C'est ce qu'il va se passer le 1er mars 2010.

En effet, comme nous l'annonce Nicolas, ce sera la journée sans immigrés. En d'autres termes, ce jour là, les immigrés et enfants d'immigrés sont appelés à ne pas travailler et/ou à ne pas consommer afin de montrer quel est le poids de ces citoyens dans l'activité de notre pays.

Le collectif de « la journée sans immigrés » lance d'ailleurs un appel que je vous invite tous à relayer :

« Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d'immigrés, citoyens conscients de l'apport essentiel de l'immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants. Rappelons qu'un immigré est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines. Nous voulons nous réapproprier et réhabiliter ce terme devenu péjoratif par la force de l'instrumentalisation politique. »

16.11.2009

L'écologie, le prisme indispensable de l'action politique

J'ai eu envie de commencer cette note en disant que l'année 2009 était incontestablement celle de la prise de conscience écologiste en France. D'abord, parce que succès incontestable d'Europe Ecologie aux élections européennes de juin montre que nos concitoyens ont compris l'urgence à agir pour la préservation de la planète.

Mais de suite, je me suis souvenue des levés de bouclier envers la taxe carbone, je me suis souvenue aussi des sarcasmes à la sortie du film de Nicolas Hulot, « le syndrome du Titanic ».

Ainsi, dans une de ses chroniques, Stéphane Guillon, avait taillé (j'ai cherché un autre mot, j'ai pas trouver) le film, qualifiant Hulot de « rabat-joie ».

La sortie du film a également été l'occasion pour Claude Allègre d'en remettre une couche sur ses insultes envers Hulot ... jusque là tout est normal ! 

Mais, même si j'ai été agacée par l'attaque de Guillon, et même par celle d'Allègre, même si cette dernière n'est pas du tout surprenante, celle qui est la plus déstabilisante et surprenante, vient du ... Mouvement Démocrate !

Alors, oui, il y a beau y avoir beaucoup d'écologistes en son sein (que la prise de conscience soit ancienne ou récente, peu importe), ses deux seuls leaders ... euhhhh ... deux de ses principaux leaders, en l'occurrence Marielle de Sarnez et François Bayrou, ont, chacun leur tour, relativisé l'importance de l'écologie.

Les deux estimant que l'écologie ne réglaient pas tout :

http://www.lesindiscrets.com/article-5700-l-ecologie-ne-r...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/10/01011-200910...

Alors certes, ils ont raison, le problème des banlieues, par exemple, ne peut se résoudre par l'écologie seule ... Ni celui des finances publiques. Ni celui des retraites. Ni celui de l'Education. Mais quand on a dit cela on a rien dit, tellement c'est une évidence !

Ce que les dirigeants du Mouvement Démocrate ne disent pas et ce que j'aurai aimé entendre de leur part, au-delà de leur souhait de faire une alliance avec Europe Ecologie, c'est qu'ils disent que la situation écologique de la planète est si inquiétante, si préoccupante, si vitale, que toute l'action politique ne peut plus être envisagée sans que soit prise en compte l'urgence environnementale.

Ce qu'il faut dire c'est que l'action politique doit être complètement remise en perspective en vue de la prise en compte de cette urgence.

En 2007, nous disions aux français que nous ne pouvions laissé à nos enfants et petits-enfants le cadeau empoisonné du déficit des finances publiques.

En 2009, il serait temps que nous leur disions qu'on ne peut plus se permettre de laisser à nos enfants une planète mourante.

02.10.2009

Voulons-nous encore des services publics ?

Ce samedi 3 octobre a lieu une votation pour se prononcer sur le projet de loi qui prévoit la transformation de La Poste en société anonyme, lui permettant ainsi d'ouvrir son capital, comme France Telecom, comme EDF, comme GDF ...Mais La Poste ne sera pas privatisée promet le gouvernement !

Si je me souviens bien, c'est ce qui avait été promis pour GDF par le ministre de l'Economie de l'époque ...



Enfin, moi je dis ça, je dis rien ... je ne souhaite que croire la ministre de l'Economie actuelle !

Parce que la question qui se pose véritablement aux usagers (clients ?) de La Poste, c'est l'avenir même de l'entreprise et au-delà du service public de distribution du courrier.

Selon moi, permettre à chacun de recevoir le courrier est un droit fondamental, que la collectivité doit être en mesure d'assurer, car derrière cette question, c'est la notion d'égal accès à l'information et la communication qui se joue.

La privatisation vers laquelle on s'engage ne permettra en rien de garantir ce droit fondamental.

Pour s'en convaincre, il suffit d'analyser les situations des Etats européens qui ont déjà privatisé le service du courrier :

- privatisée en 1999, la poste britannique va être renationalisée après avoir fermé plus de 2000 bureaux de poste

- en Espagne, Correos a supprimé la distribution du courrier en zone rurale

- en Suède, le prix du timbre a augmenté de 90% en 10 ans et près de la moitié des bureaux de poste ont fermé

Derrière ce projet de loi se joue également la question de la définition même du service public, c'est-à-dire qu'estime-t-on de si fondamental à l'épanouissement de la personne, quelqu'elle soit et quelque soit son lieu de résidence, que la collectivité doive lui garantir ?

Si je choisis de m'installer en zone rurale, pourquoi ne pourrais-je pas recevoir mon courrier normalement ?

Et si le « vrai » libéralisme serait de permettre à chacun de s'établir librement où il le souhaite tout en lui garantissant un accès à ses besoins fondamentaux de communication, de circulation, d'éducation, etc. ?

Le 3 octobre, je voterai donc contre la privatisation de la Poste !

30.09.2009

Pour en finir avec la classe moyenne

Grâce à Hypos, je viens de découvrir un blog qui décape bien comme il faut : Les jours et l'ennui de Seb Musset.

Pour vous mettre en appétit, allez lire sa note intitulée "Pour en finir avec la classe moyenne", qui dit brillamment combien la société de la consommation va dans le mur en klaxonnant.

Morceau choisi :

"Ne lui sert pas ta résignation sur un plateau. Casse le règne de l'objet et redonne de la valeur à ta vie. Identifie ceux qui ont les mêmes intérêts que toi. Ensemble, à chaque abus, que vos voix fassent trembler ceux qui n'ont aucune raison d'arrêter tant que tu te tais, ceux qui ont tout a gagné à t'isoler avec tes désirs en tube de tabourets et de 207 à vivres teintées. Toi, tu peux encore regretter un monde perdu, imagine ce que sera celui de tes enfants s'ils n'ont pour exemple que ta soumission et la pauvreté de tes ambitions."

 

09.03.2009

Aux catholiques révoltés de la position du Vatican : soyez catholiques, dites non à Benoît XVI ! (par Etienne Riot)

Il y a des commentaires qui méritent d'être une note !

Celui de mon ami Etienne en fait parti et c'est avec grand plaisir que je le publie ici.

 

 

Maintenant il va falloir sérieusement commencer à se calmer.
Et vite.
La coupe est plus que pleine.

Benoît XVI est un imposteur de première. Comme le titrait l'excellent "Témoignage Chrétien" lorsqu'il est devenu Pape, il est un véritable "effroi" pour l'Eglise catholique.

J'ai toujours respecté avec beaucoup de considération les anti-ivg quand bien même je les combattrai toute ma vie s'il le faut.
Dans cette affaire, je trouve la position du Vatican ignoble et profondément insultante pour la personne, mais au-delà pour les catholiques du monde entier.

Les petits légitimistes grégaires qui essaient tant bien que mal de défendre le Cardinal ratzinger, le pape-imposteur, sont obligés de faire des contorsions dignes de partisans de Staline de la belle époque: vous êtes absurdes, profondément absurdes.

Et oui mes petits chéris, vous êtes ridicules dans votre tentative de dépeindre le réalisme catholique merveilleux de la foi chrétienne véritable comme d'autres peignaient le réalisme soviétique nous faisant croire à l'abondance alors qu'il y avait disette.

Je passerai outre les arguments abjectes que j'ai pu lire sur le fait de poser la question du mal relatif entre être violée depuis plusieurs années, accoucher à 9 ans, avorter à 9 ans, passons tellement il y a une profonde impudeur dans ces raisonnements. Ne pas considérer la sphère privée de la sphère publique, oser penser que le faisceau religieux ne connaît ni limite, ni réserves, promouvoir sa transcendance au delà des drames, sans aucune mais strictement aucune considération pour la contingence privée est profondément abjecte.
Je ne juge pas la situation de cette enfant de 9 ans. Comme nous tous, je n'en connais que les tenants et aboutissants glanés ça et là dans les médias. Je dis juste ceci: que l'Eglise ose se croire supérieure à la contingence, puisse se poser en donneuse de leçon comme si elle était au centre de la sphère privée est plus qu'inquiétant.

Je veux simplement dire aux catholiques qui en ont marre et plus que marre: voilà où nous conduit l'opus dei.
Renvoyez vos certificats de baptême.

L'espoir qui vous porte, les valeurs qui vous ont construites, la spiritualité est en vous, pas dans les propos de la clique du vatican qui chaque jour blesse et meurtrit dans la honte la foi chrétienne des catholiques.

Osez dire non à cette hiérarchie abjecte et intolérante.

Le message chrétien est en vous, en vous, dans vos choix et pas dans les paroles des fous de dieu de l'opus dei qui détruisent l'Eglise peu à peu.

N'oubliez pas le sort qu'a réservé l'église aux prêtres ouvriers, n'oubliez pas que des catholiques se sont élevés contre d'autres catholiques, au Chili, en Espagne, parce que la voix chrétienne catholique doit admettre la multitude.

Les intégristes ultraconservateurs de tout poil peuvent bien tenter de parler plus fort, de nous assommer d'arguments théologiques, de rhétoriques douteuses. Mais faites gaffe, vous ne mesurez pas les conséquences de vos provocations.

25.02.2009

44 = BZH ?

Note également publiée sur Générations Engagées

545px-Blason_Nantes_svg.pngA en croire Le Télégramme, nous n’en sommes qu’aux rumeurs, aux offs. Mais déjà Libération nous dessine la carte des nouvelles Régions françaises.

Outre l’éclatement de la Région Poitou-Charentes, la création du Grand Paris, la fusion des départements alsaciens, une proposition de réforme fait déjà polémique et intéresse la nantaise de cœur que je suis restée : faire de Nantes une des 8 métropoles mais surtout rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne.

C’est en tout cas ce que souhaiterait Edouard Balladur, qui remettra son rapport au Président de la République début mars prochain.

Avant d’évoquer les arguments des uns et des autres sur le sujet, un bref rappel historique.

C’est à un décret de Vichy (1941) que l’on doit le rattachement de la Loire-Inférieure à la région d’Angers et non de Rennes. Ce décret, qui avait pour but de créer des « régions économiques » a été confirmé en 1955 quand les 22 régions métropolitaines, telles que nous les connaissons aujourd’hui, ont été créées.

Cette décision justifiée par des raisons économiques, d’aménagement du territoire, ne tenait en aucun cas compte de considérations historiques et culturelles.

Promenez-vous dans le département, à Guérande, à Guémené Penfao, sur la côte sauvage, à Nantes où vous pourrez visiter le « château des Ducs de Bretagne » (ça ne s’invente pas !), et vous comprendrez que vous êtes bien en Bretagne.

Bien sûr, passée la Loire, c’est plus délicat. Les tuiles remplacent l’ardoise du Nord-Loire, le granit brille par son absence et la plupart des habitants ne se sentent pas « bretons ».

Mais ne dit-on pas que les marches de la Bretagne commencent à Clisson ?

C’est sur cette base que bon nombre d’associations, de groupements et partis politiques (UDB, Les Verts, la LCR, l’UDF) se sont prononcés par le passé pour une réunification. Outre les inscriptions fréquentes « 44=BzH », le militantisme s’est au fur et à mesure manifesté de diverses manières :

- signature par 4 200 élus des 5 départements de la Charte des élus pour la réunification
- lettre des Juristes de Bretagne demandant la réunification au Président de la République
- création par des entreprises des 5 départements de l’association « Produits en Bretagne »
- création d’une commission mixte de coopération entre le conseil général de Loire-Atlantique et le conseil régional de Bretagne

C’est dans cet esprit que des personnalités « bretonnes » ont lancé un appel le 10 février dernier et qu’a été publié le 19 février celui de parlementaires des 5 départements :


« Nous, parlementaires bretons signataires de cette déclaration commune, souhaitons que soit enclenché sans tarder le processus démocratique de réunification de la Bretagne, pour des raisons historiques, culturelles, économiques et sociales. »


Pour ma part, j’ai longtemps considéré que malgré l’héritage breton indéniable, Nantes et par extension la Loire-Atlantique restait un carrefour entre l’Anjou, la Vendée et la Bretagne.

Par ailleurs, mon pragmatisme me faisait penser que nous avions bien d’autres chats à fouetter que de se préoccuper de considérations culturelles.

Mais s’agit-il essentiellement de considérations culturelles ? Si on se penche sur le découpage opéré en 1955, on note qu’il existe bien des régions qui ont été créées de toutes pièces (la Région Centre qui va de Dreux à Issoudun ; la Normandie coupée en deux ; les Pays de la Loire qui mêlent bocage vendéen et Alpes mancelles …), au nom du sacro-saint « aménagement du territoire » républicain qui niait toute identité culturelle, historique et agrégeait des territoires qui n’avaient aucun ou peu d’intérêts économiques communs.

Alors aujourd’hui, la majorité des opposants au redécoupage proposé par le comité Balladur, utilise l’argument du « on n’a pas que ça à faire ! », tel Jean Arthuis, sénateur centriste et président du conseil général de Mayenne, qui balaye d’un revers de la main des considérations identitaires et culturelles si fortes qu’elle perdure 54 ans après le « détachement administratif » : 

« Je trouve byzantins ces exercices de redécoupage administratif. Je suis davantage préoccupé aujourd'hui par la situation de l'emploi et la compétitivité de nos entreprises. Je laisse à d'autres ces questions sur le sexe des anges. » (Ouest-France du 18 février 2009

Mais ne serait-ce pas nier la volonté des habitants de Loire-Atlantique ? Notons ici qu’une forte proportion d'habitants de la Loire-Atlantique souhaite son rattachement à la région Bretagne (67 % selon le sondage effectué par le conseil général en 2006 - Sondage IFOP auprès de 1176 personnes en Loire Atlantique. "Question: Etes-vous favorable à la réunification du département de la Loire-Atlantique à la région Bretagne?").

Finalement, je rejoins assez la position de Patrick Mareschal, président socialiste du conseil général de Loire-Atlantique :

« Le redécoupage régional ? Pas urgent ? Cela fait trente ans que j'entends la même chose : ce n'est jamais le moment ! La conjoncture est difficile, certes. Mais cela n'implique pas de renoncer à tout projet d'avenir. D'autant qu'en période de crise, les ressorts psychologiques sont importants, et que la formation de régions cohérentes, avec une vraie identité, peut être un facteur de mobilisation des énergies. »

Et je proposerai, comme le sous-entend l’appel des parlementaires cité plus haut et comme l’avait évoqué François Bayrou durant la campagne présidentielle, d’organiser un référendum sur le sujet … même si, il faut bien le reconnaître, ce n’est sans doute pas pour tout de suite !
D’abord parce que le rapport propose la réalisation de ces réformes à l’horizon 2014 et qu’ensuite, pour ce qui concerne plus spécifiquement la Loire-Atlantique, parce que le Premier Ministre actuel s’était toujours opposé à la question lorsqu’il était … président de la Région « Pays de la Loire » !

17.12.2008

Francois Bayrou sur l'independance des medias

François Bayrou participait à la soirée sur l'indépendance de la presse, organisée par Mediapart, lundi dernier, aux côtés, entre autres, de Benoit Hamon (PS), Noël Mamère (Verts) et Hervé Mariton (UMP).

Intervention relayée par quelques blogueurs parmi les plus zinfluents : Eric qui évoque la citation du programme du Conseil National de la Résistance, Ronald qui note que François Bayrou, s'il a bien fait de rappeler que la télévision publique appartient à ceux qui la financent (i.e. les contribuables), aurait pu tenir le même raisonnement au sujet des privatisations d'EDF/GDF ou France Telecom qui sont, selon Ronald, des biens publics.

Enfin, Juan remercie François Bayrou d'avoir une nouvelle fois mis le doigt sur les "déboires de la cour" lors de son intervention sur France 2 jeudi dernier.

22.07.2008

Prisons : je récidive

Ma première note sur le sujet n'avait soulevé aucun commentaire. A croire que le sujet ne déchaîne pas les passions.

J'évoquais alors le mouvement des conseillers d'insertion et de probation, qui s'est achevé dans l'indifférence générale ou presque.

La bourde de la garde des sots sceaux, le 16 mai, n'avait pas plus eu d'échos si ce n'est dans le Canard et le Nouvel Obs.

Petit rappel : 

"En marge d'une visite à la prison de Luynes (Bouches-du-Rhône), Rachida Dati a reconnu qu'il y avait "un problème" de surpeuplement des prisons tout en soulignant "que sur les 190 établissements que nous avons en France, ils ne sont pas tous en surpopulation".
"Il y a, je crois, à peine 6% des établissements qui seraient en surpopulation", a-t-elle estimé.
Selon les statistiques les plus récentes de l'Administration pénitentiaire (AP), il y avait au 1er avril 12.580 détenus en surnombre en France (63.211 personnes incarcérées pour 50.631 places) dans les 231 établissements ou quartiers pénitentiaires.

Seuls 86 établissements ou quartiers (37%) avaient au 1er avril une densité carcérale inférieure à 100%. Tous les autres (63%) connaissent une surpopulation, celle-ci étant supérieure ou égale à 200% dans 18 d'entre eux, selon ces statistiques rendues publiques le 25 avril.
Pour Patrick Marest, porte-parole de l'OIP, une association qui défend les droits des détenus, le propos de Rachida Dati "témoignent soit d'un désintérêt, d'un autisme par rapport à la situation créée par la surpopulation, soit d'un niveau d'incompétence jamais atteint pour arriver à se tromper à ce point sur la situation".
"On n'a jamais eu autant de détenus et de prisons surpeuplées et c'est à ce moment-là que la ministre se trompe", a déploré Patrick Marest, qui s'attend à ce que les prochaines statistiques mensuelles de l'AP constituent un "pic historique", dépassant celui atteint en juillet 2004 avec 63.652 détenus.
"

 Aujourd'hui, l'AFP nous annonce qu'un nouveau pic a été atteint :

"Les détenus dans les prisons françaises étaient au nombre de 64.250 le 1er juillet, en hausse de 0,6% par rapport à juin (63.838), établissant un nouveau record dans un contexte de surpopulation carcérale, a annoncé mardi l'Administration pénitentiaire (AP).

Pour le deuxième mois consécutif, le nombre des personnes incarcérées dans les quelque 200 prisons françaises dépasse le pic historique de juillet 2004 (63.652 détenus).

Le nombre des places disponibles en prison n'a pas été fourni par l'AP mais il était de 50.807 en juin, ce qui donne un taux de densité carcérale de plus de 126%, largement au-dessus de la moyenne des Etats-membres du Conseil de l'Europe qui s'élève à 102%."

 

Alors que la lutte contre la récidive est une des priorités du gouvernement, comment celle-ci peut être effective quand on entasse, c'est bien le mot, des détenus dans des prisons souvent vieillissantes et qu'on les confie à des personnels de bonne volonté mais mal considérés par leur hiérarchie ?

Il serait temps que le gouvernement se dote de moyens à la hauteur de sa volonté.

A lire sur le sujet, le site prisons.eu.org et le site de l'Observatoire International des Prisons.

 

Pour finir, une citation de Jean Jaurès (je vous préviens à l'avance, citer Jaurès ne fait pas de moi une gauchisssse;-) ) : « C’est trop commode de créer un abîme entre les coupables et les innocents. Il y a des uns aux autres une chaîne de responsabilité. Il y a une part de solidarité. Nous sommes tous solidaires de tous les hommes même dans le crime » (« Séance du 18 novembre 1908, in Abolir la peine de mort. Le débat parlementaire de 1908 », Cahiers Jean Jaurès, 1992, n°2, p.104)

24.06.2008

Ils sont où les blogs politiques de filles ?!

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 En relisant ma courte note précédente, je viens de prendre conscience d'un truc : je ne parle que de blogs politiques masculins.

Elles sont où les filles ??

 

Ca existe, les blogs de filles, même que grâce à Mry, on sait maintenant qu'il y en a des tas. Et des très biens même. Allez donc voir chez Sublimette, Eve, Perséphone, vous m'en direz des nouvelles.

 

Des filles femmes en politique, on en connaît aussi, pas besoin de les citer.

 

Mais des blogueuses politiques ? Ben, oui, vous le savez comme moi, ça se fait assez rare.

 

Alors je salue ici mes "consoeurs" (si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas à m'en faire part) :

 Hypos, Quitterie Delmas, Laure Leforestier, Laurianne Deniaud, Trublyonne, Christelle Carcone ...

 

Et, elles sont où les petites soeurs ???

20.06.2008

Au secours, le Canard enchaîné a disparu !

Hier matin, je me suis réveillée, en retard, persuadée que le Canard Enchaîné avait disparu.

Non pas qu'il avait disparu de mon sac à main, il avait disparu tout court. Le Canard Enchaîné n'existait plus !

Dans mon rêve, ou plutôt mon cauchemar, Nicolas Sarkozy avait demandé à Vincent Bolloré de racheter le Canard, de virer tout le monde et d'en faire un journal satirique mais seulement contre ses opposants.

Je sais,c'est très caricatural mais ce n'est pas moi qui l'invente, c'est mon inconscient !

Quoiqu'il en soit, si mon inconscient en est là, ce n'est sans doute pas pour rien ! Il faut dire pour sa défense que ça fait une semaine que je passe devant une énorme Une du Point avec en photo Laurence Ferrari et ce titre "Sarkozy contrôle-t-il les médias ?"

Et mon inconscient se souvient sans doute de l' "affaire Genestar" (Paris Match, Une, Cécilia, New York, viré), de l' "affaire Beytout" (Elysée, annonce, les Echos) sans parler du cadeau de la seconde coupure publicitaire pour les chaînes privées ... 

 

Quant à l'affaire PPDA/Laurence Ferrari, je ne sais pas si mon inconscient pense vraiment que NS a appelé son ami de 20 ans Martin Bouygues pour évincer PPD.

Tout ce qu'il sait mon incoscient, c'est qu'il y a un climat qui pourrait nous faire croire que le président de la République en a eu l'intention.

Et rien que ça, mon inconscient, il ne le supporte pas.

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