09.04.2008
Adresse à nos amis Radicaux, Démocrates et Libéraux (par le blog du démocrate)
Ci-dessous, un billet publié par JP sur le Blog du Démocrate auquel j'adhère complètement.
Soyons honnêtes quelques instants : qu’est ce qui fait que nous, démocrates, radicaux, libéraux, démocrates-chrétiens, soyons séparés ? Qu’est ce qui nous rapprocherait, qu’est ce qui nous sépare ?
Pensée politique
Concernant la société, la Démocratie, la République, je ne connais pas de thème qui nous sépare ou nous distingue : attachement à l’Etat républicain, décentralisation et autonomie régionale, éducation et santé pour tous, égalité des chances, égalité des droits, Europe, exigence environnementale, Humanisme (cf. article de Christophe), justice sociale, liberté de pensée et d’être, liberté économique et Etat régulateur, laïcité, valeurs républicaines, représentation démocratique, etc.
J’insiste, je ne connais pas de thèmes, de valeurs qui nous séparent.
Et franchement, je ne vois pas ce qui pourrait nous séparer dans un programme politique…
Partis politiques
Par contre, nous sommes éparpillés dans plusieurs formations. La question n’est pas pour moi de discuter des responsabilités des uns et des autres. Nous sommes au MoDem, au Parti Radical Valoisien, au Nouveau Centre, à l’UMP.
C’est le bordel…
Mais je vous pose la question : amis Radicaux, êtes-vous heureux d’être dépendants de l’UMP ? Acceptez-vous que N. Sarkozy vous interdisent votre indépendance ? Pour ceux qui sont directement dans l’UMP, acceptez vous que les ¾ des cadres de ce parti soient des anciens RPR ? N’êtes vous pas frustrés de voir toutes vos propositions remises aux « calendes grecques », n’avez-vous pas l’impression d’être instrumentalisés par les RPR de l’UMP ? Vous qui êtes liés à l’UMP : ne ressentez-vous pas être en « terre étrangère » avec ce parti ? Pour le MoDem, vous contentez vous de ne pratiquement plus avoir de représentants ? Etes-vous prêts au MoDem à une alliance avec le PS actuel, voire avec le PC ? L’existence des Démocrates se limite-elle à celle de François Bayrou ?
En fait, la question qui divise, c’est la « stratégie » d’existence : doit-on obligatoirement s’allier avec l’UMP ? Comment être indépendants avec la règle du scrutin majoritaire ? Doit-on avoir notre propre candidat(e) aux élections présidentielles ?
Autre vérité : la question des personnes… Les uns ne veulent absolument pas être dirigés par F. Bayrou, les autres voient en lui le seul capable d’incarner nos valeurs et indépendance. Mais la plupart des « personnalités » pensent d’abord à leur « carrière » politique…
Pourtant, j’ai autant d’estime pour F. Bayrou (et beaucoup, je dois le reconnaître) et J-L Borloo, J-C Lagarde et J-L Benhamias, C de Courson et M de Sarnez, C. Lepage et R. Donnedieu de Vabres, A. Begag et J-L Bourlanges, J. Peyrelevade et S. Lepeltier, L. Hénart et P. Méhaignerie, etc.
Et je plains les « ministres d’ouverture » qui portent le fardeau d’un autre…
Dernière vérité : il s’est créé un véritable électorat « démocrate », tournant autour de 15 % des voix ad minima. Sociologiquement, cet électorat est particulièrement cohérent : classes moyennes, actifs et jeunes. Cet électorat n’a pas ou plus confiance dans le PS actuel, jugé irresponsable concernant les questions nationales. Il se sent de même étranger à l’UMP, sa sociologie, son conservatisme.
Nous nous retrouvons donc séparés, avec des leaders ou personnalités au Parti Radical, de nombreux élus au NC, de grandes intelligences marginalisées à l’UMP, la masse militante et un grand leader (et de rares personnalités) au MoDem. Si vous réunissez des adhérents de ces différentes « formules » de démocrates, vous ne constaterez aucune différence. Si vous assemblez ces différentes personnalités, aucun parti ou adversaire ne peut les battre.
En restant séparés, nous alourdissons le bipartisme UMP/PS, rejeté par les Français. Nous laissons la France dans une voie sans issue où ces formations, dépendantes de corporations et clientèles, sont incapables de mettre en place une politique économique sérieuse, de réformer l’Etat, de s’engager pour l’Europe, d’engager la France dans une politique de l’avenir se fondant sur l’éducation, la recherche, la famille, l’Europe, l’environnement.
Sommes-nous condamnés à nous diviser sur le secondaire alors que notre identité politique, la question principale, nos valeurs, sujet essentielle, sont les mêmes ?
15:15 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : centre, démocrate, radical, libéral, fédération, union




